| HUMEUR : Samuel "Doe" Sarr, : apprenti électricien mais pas sapeur pompier du tout |
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| 16-07-2008 | ||||||
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Apprenti électricien parce qu' Samuel Sarr donne l'impression de ne pas maîtriser ce secteur vital qu'est l'électricité. Car avec sa nouvelle formule magique du "plus on consomme, plus on paye" qui nous rappelle celle d'un président français du "travailler plus, pour gagner plus" n'est pas du tout dans le sens d'une meilleure gestion des affaires de ce pays. Car faut-il le rappeler, l'eau et l'électricité sont les deux principaux facteurs de production sans lesquels aucun développement n'est possible. Or lorsque Samuel Sarr, Directeur Général de la SENELEC société nationale d'électricité du Sénégal que d'aucuns appellent 'Coupelec" tant les coupures d'électricité sont nombreuses, veut augmenter le tarif de l'électricité pour ceux qui consomment plus afin d'inciter dit-il "à rationaliser la consommation d'énergie et la protection des consommateurs à faibles revenus", de quoi parle t-il ? Qui consomme le plus l'électricité ? Ce ne sont pas les ménages ou les foyers qui ont déjà du mal à manger trois repas par jour. Mais ce sont bien ces milliers de micro entreprises artisanales, ou semi-industrialisées (artisans, menuiseries, tailleurs, électriciens, garages mécaniques, cyber café, restaurants, moulins, centres commerciaux, marchés, …) qui utilisent l'électricité quotidiennement.
On le voit donc, la nouvelle politique tarifaire risque d'obérer grandement la productivité de nos artisans et micro entreprises. Quand Samuel Sarr nous déclare que "l'ambition du gouvernement reste la diversification accélérée des sources de production qui débouchera sur une baisse des tarifs au profit des consommateurs et de la compétitivité de notre économie" (cf. point de Presse de Samuel Sarr du 2/07/2008), on sent la formule virtuelle toute faite et ne correspondant pas du tout à la réalité économique. De quelle diversification parle t-on ? Le Sénégal dispose t-il aujourd'hui de sources de production d'électricité autres que les produits pétroliers (plus de 50 %) et la biomasse (plus de 40 %) ? Combien de temps cela prendra t-il pour nous départir de la dépendance au pétrole ? Que fait-on des barrages de Diama et de Manantali ? De quelle compétitive parle t-on lorsque on envisage d'alourdir les couts de production des entreprises et surtout des PME et PMI qui sont les consommateurs principaux d'électricité. On voudrait asphyxier la petite entreprise qu'on ne s'y prendra pas autrement.
Voilà en effet quelqu'un qui est parti de la SENELEC avec un matelas financier en passant par la grande porte pour revenir quelques temps après par la fenêtre alors que son bilan à la tête de cette société nationale est plus que désastreux. Voilà quelqu'un qui a plusieurs fois promis l'arrêt des coupures d'électricité sans jamais tenir une seule de ses promesses semblant jouer au chat et à la souris avec les consommateurs sénégalais. Voilà aussi quelqu'un, à l'image de bons nombres de proches de Wade, qui n'a fait étalage d'aucune expérience ou compétence passée avérée en la matière (il était parait-il directeur général de Gampower une société de fourniture électrique Gambienne – en tout cas Gampower n'est la Sénélec et le Sénégal n'est pas la Gambie) mais à qui on a confié un outil clé du développement du pays. Comment voulez vous que le Sénégal s'en sorte avec des énergumènes tels que Farba Senghor, Samuel Sarr, Madické Niang, Ousmane Ngom ou autres qui n'ont eu pour mérite que d'avoir un jour été au contact de prés ou de loin aux acteurs d'une affaire criminelle qui continue de défrayer la chronique et mettant en présence la famille Wade. Ces personnages se sont pour la plupart honteusement et ostensiblement enrichis tout en en échouant dans les tâches qui leur ont été confiées dans les différents Ministères ou strapontins qu'ils ont occupés. Nul doute qu'avec ce Monsieur Sarr, la sale besogne de Wade qui après avoir déstructuré et détruit par une mal gouvernance économique empreinte d'amateurisme et de "ma teye" (je m'en fous) les grands segments économiques et industriels de notre pays (ICS, SONACOS, Tourisme, agriculture, pêche …) veut mettre maintenant à mort la micro économie constituée de ces milliers de PME PMI que la plus petite hausse du facteur de production électricité met en péril, sera finalisée. Si Abdoulaye Wade veut vraiment renforcer la compétitivité et la productivité des entreprises, il n'a qu'à regarder du côté des gaspillages de son pouvoir et réduire les taxes sur les intrants pétroliers et autres facteurs de production au lieu de pratiquer, seul sur son rocher, des politiques hasardeuses et désastreuses pour l'économie et les équilibres nationaux. Le feu couve au Sénégal et ce n'est pas Samuel Sarr qui va jouer le sapeur pompier. Il retournera en Gambie quand cela explosera. (Prince Gaal)
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