POLITIQUE
LA REUNION DE L’OCI : LE SOMMET DES REPORTS , DES TRAVAUX INACHEVES ET DES PRETEXTES
| LA REUNION DE L’OCI : LE SOMMET DES REPORTS , DES TRAVAUX INACHEVES ET DES PRETEXTES |
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| 07-03-2008 | |
Le Sommet de l’OCI, qui devait initialement se tenir en 2006 a été reporté à trois reprises, le Sénégal n’étant pas prêt à accueillir ses hôtes dans les délais prévus.
Malgré ses reports, les infrastructures promises et annoncées en grande pompe ne sont pas disponibles : aucun des grands hôtels cinq étoiles, en construction sur le domaine maritime, ne pourra héberger les participants au Sommet, les routes sont loin d’être achevées et « la plus belle corniche de l’Afrique, voire du monde », est toujours en chantier. Devant se tenir au départ, selon les dires du Président Wade, dans « sa nouvelle capitale administrative », construite aux frais des pays du Golfe, ensuite dans des nouveaux hôtels cinq étoiles, avec suites royales, salles de conférences et tout le luxe digne d’un palace, le Sommet aura finalement lieux au Méridien Président, dès le départ bien équipé à cet effet – il suffisait de quelques travaux de rénovation – le gros des participants étant logés dans un bateau de luxe affrété à cet effet et dans les hôtels de Dakar et de Saly, réquisitionnés pour « la bonne cause », les chantiers de l’Anoci étant restés inachevés. On peut imputer la mauvaise préparation logistique du Sommet de l’OCI à la mégalomanie des deux principaux maîtres d’œuvre : le Président de la République, Me Abdoulaye Wade et son nébuleux et tentaculaire fils, Karim Wade, président de l’Anoci. A quelques jours du Sommet il n’y a qu’une seule certitude : le coût élevé de l’opération « génération du concret », que les générations futures devront rembourser. Entre le chiffre officiellement annoncé par les responsables de l’Anoci (134,4 milliards de FCFA) et celui que nous avançons, confirmé par le publi-reportage de Jeune Afrique du 2 au 4 mars 2008, et qui est de 356 milliards de FCFA, la différence est énorme. Jusqu’à ce jour, les responsables de l’Anoci n’ont pas infirmé le chiffre avancé par Jeune Afrique dans son reportage payé – et donc supervisé – par cette agence. Il faudra que l’on éclaire le peuple sénégalais sur le coût réel des infrastructures mises en place pour l’accueil du Sommet de l’OCI et sur les raisons pour lesquelles celles-ci ne sont pas prêtes, malgré les reports successifs afin de permettre à l’Anoci de terminer les travaux.
La réussite du Sommet de l’OCI est prétexte a tout et toute contestation, de quelque mesure arbitraire que ce soit, est reportée à l’après-OCI. Exemple récent en la matière : la démolition du stade Assane Diop à Rebeuss, dont le Président, craignant une révolte des jeunes à la veille de « son » Sommet, vient de « geler » l’exécution. Soulignons que « gel » ne veut pas dire «abandon » du projet et qu’il appartient donc aux jeunes de Rebeuss de rester très attentif à ce dossier, qui va inévitablement rebondir au lendemain du Sommet. Qu’on ne s’y trompe pas : ce n’est que partie remise. Enfin, dernier exemple en la matière : à quelques jours du Sommet le Président appelle de façon hâtive et plus qu’improvisée, l’opposition politique au dialogue, espérant ainsi porter un coup fatal aux assises nationales, réclamées par l’opposition et l’ensemble des forces vives de la nation. Au même moment, Mme Aminata Tall, dont personne en peut mettre en cause la fidélité au Président Wade, dépose à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à reporter les élections municipales à novembre 2008, sous prétexte de l’érection de Kédougou, Kaffrine et Sédhiou en région. Or, c’est bien le Président Wade qui a pris cette décision, en connaissance de cause, osons nous espérer de la part d’un éminent juriste, homme le plus diplômé de l’Afrique, à quelques mois seulement des élections municipales. Le Président Wade joue avec le feu. Reporter les vrais problèmes du Sénégal jusqu’après le Sommet de l’OCI ne résoudra en rien les choses. « La patate chaude reste entre ses mains. » Les questions de fond seront posés sans aucune complaisance. Nous devons refuser d’être mis au pas par un régime des coups bas, des faits accomplis et de la logique de gouvernance par le report au lendemain. Il n’y a que le respect pour nos hôtes qui nous empêche de le faire dès aujourd’hui.
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"On ne ment jamais autant qu'avant les ?élections, que pendant la guerre et qu'après la chasse..." - Georges Clemenceau

Commentaires
je pense qu\'il est temps que vous ouvrez clairement vos yeux. Ce que je demande cette fois-ci à l\'opposition c\'est de ne même parler du problème de repport. Concentrez vous et laisser Wade et ses partisans dans leur connerie. Quand vous étiez de passage à Bruxelles on devait se voir mais avec votre calnedrier surchargé, on ne pouvait rien faire.
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