| Ousmane Tanor Dieng – "La stabilité institutionnelle du pays dépend de nous" |
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| 25-09-2007 | |
Le Front « Siggil » Sénégal n'a pas tellement déroulé hier, jeudi 20 septembre, lors de sa rencontre avec la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal force du changement (Cnts/Fc).
Il s'est heurté à des militants libéraux syndicalistes qui ont tenu à récuser les problèmes et l'instabilité institutionnelle que les leaders de l'opposition ont évoqué. Le Premier secrétaire du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng est sorti de sa réserve pour rétorquer à ces militants du Parti démocratique Sénégalais (Pds) que « la stabilité institutionnelle dont on parle dépend de nous (les partis de l'opposition) et que c'est facile de créer des troubles ». Le Front « Siggil » Sénégal, sur son chemin vers les assises nationales, a rencontré hier, jeudi 20 septembre la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal-force du changement (Cnts/Fc). Les camarades de Cheikh Diop ont bien apprécié l'initiative de l'opposition dite significative et ont fait part de leur ouverture de leur neutralité. Néanmoins, la Cnts/Fc a décidé de réserver sa réponse.Elle entend réunir ses instances de bases à la fin du ramadan pour dégager une position qui engage toute la confédération. De manière individuelle, des responsables syndicaux ont adhéré à la cause et ont estimé qu'il y a effectivement des problèmes dans le pays. Ce qui n'a pas été l'avis de bon nombre de syndicalistes membres de la Cnts/Fc. En effet, les débats lors de cette entrevue ont beaucoup plus tourné autour de la coloration politique et de l'indépendance de ladite centrale syndicale. Après les propos liminaires des chefs de partis du Front « Siggil » Sénégal qui ont bâti leur argumentaire sur les « nombreux problèmes auxquels le pays est confronté, notamment l'instabilité institutionnelle », les syndicalistes libéraux ont vivement apporté la réplique. Ils n'ont pas d'ailleurs manqué de jeter des piques à l'opposition. En réponse à la déclaration du leader de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti et le travail (Ld/Mpt) qui a dit que « Sopi est devenu Sapi », un membre du bureau fédéral proche du Pds de rétorquer qu « Sopi a évolué en Gorgui doli gnou et Wéddis guiss boku ci ». Le membre du Conseil municipal de la mairie Biscuiterie et du Conseil régional de Dakar a demandé aux leaders de l'opposition de commencer leur réquisitoire par un état des lieux avant 2000 et de citer, de reconnaître les réalisations du gouvernement de l'alternance. Son compère est d'avis qu'il faut réfléchir de manière cohérente et s'accorder sur le fait qu'il reviendra au gouvernement en place de mettre en oeuvre les conclusions de ces assises nationales. Passe d'armes entre syndicalistes et l'opposition Le secrétaire général de la Cnts/Fc, Cheikh Diop a été obligé d'interrompre le débat pour rappeler à l'ordre ses camarades syndicalistes. « Nous devons leur rendre la politesse. On ne peut couper personne parce que nous sommes dans une centrale démocratique, mais il faut comprendre qu'on n'est pas encore aux assises. Donc, il faut réserver certaines réactions à ces assises », a-t-il précisé. Et pourtant Cheikh Diop n'a pas dérogé à la règle. Il est convaincu qu'il y a des problèmes dans le pays. En revanche, il ne veut pas entendre parler d'instabilité institutionnelle comme l'a indiqué le coordonnateur national du Mouvement pour le socialisme et l'unité (Msu), Massène Niang. Les anciens militants et responsables du Parti socialiste qui ont quitté la Cnts pour la Cnts/Fc ont profité de la présence d'Ousmane Tanor Dieng pour exprimer leurs frustrations et ce qui les a poussés à quitter le Ps. « Nous ne pouvions pas comprendre les orientations et les démarches de la Cnts au temps où Madia Diop était secrétaire général et soutenu par l'appareil du Ps », a avancé le syndicaliste. Et d'ajouter : « A la Cnts/Fc, les gens pensent qu'il n'y a que des libéraux alors que c'est le pluralisme politique qui prévaut ici dans cette centrale ». Le leader de la Cnts/Fc a, lors de sa dernière prise de parole, présenté ses excuses auprès du chef de délégation du Front « Siggil » Sénégal, Ousmane Tanor Dieng, au sujet de l'attitude des camarades qui ont voulu régler leurs « comptes politiques » sous la couverture de la confédération. Selon lui, « la centrale syndicale peut ne pas prendre part à ces assises mais, elle ne peut interdire une organisation syndicale membre d'y participer ».
Après avoir rappelé son parcours syndical avec d'illustres syndicalistes des années 60, Abdoulaye Bathily à souligné que le mouvement syndical a toujours été pluriel. « Considérer la Cnts/Fc comme quelque chose de mal propre, cela ne nous a jamais effleuré l'esprit », a-t-il ajouté. Autres articles récents
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