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A l'heure où le bas-peuple se débat pour sortir des méandres de la famine, Wade, le faux jeton, n'a rien trouvé de mieux que de lui offrir un de ces spectacles de bas étage dont il a le monopole. C'était le samedi 26 avril, à l'occasion de la réunion du bureau politique de son parti. Il a ainsi gratifié son public d'un « one man show ». Le président du « fichier de Thierno Ousmane Sy » est bien parti pour détrôner "Sa Ndiogou" dans le cercle des bouffons. Faisant l"éloge de ses « cracks », il a tenté de décrédibiliser les compétences de ses opposants dans des propos calomnieux et inexacts.
La récurrence du nom d’Ousmane Tanor DIENG dans les discours bleus traduit une réalité que les libéraux n’avoueront jamais ouvertement : le Parti socialiste renaît de ses cendres avec une équipe dynamique, motivée et consciente de ses erreurs passées.
Tanor, « l’apprenti géomètre qui, profitant de la politique, est entré à l’Enam où on lui a délivré un diplôme », serait-il une menace terrible au régime décadent de l’alternance ?
Tout porte à le croire.
Rusé comme un Sioux, Abdoulaye Wade a voulu jeter le discrédit sur le Secrétaire général du Parti Socialiste : passer sous silence son riche parcours et ses diplômes universitaires relève d’une mauvaise foi et d’une malhonnêteté intellectuelle insultante à l’endroit des Sénégalais. Comme à l’accoutumée, Wade a encore balancé un os à ronger à la nation qui, le temps d’un week-end, a oublié ses vraies préoccupations pour rire des gâteries de son octogénaire de président.
Contrairement aux allégations du Secrétaire national du PDS, Ousmane Tanor Dieng a obtenu sa maitrise en Droit à l'Université de Dakar (option relations internationales) et un DEA en Droit constitutionnel. Il est également diplômé de l'Ecole nationale d'administration et de magistrature (ENAM), option diplomatie, et de l'Ecole supérieure des Travaux publics (ESTP). Son riche pedigree est incontestable pour peu qu’on soit de bonne foi. Même à supposer que Tanor puisse être si peu diplômé, le choix porté sur lui en 1978 par le président Senghor qui recherchait « un jeune énarque qui sache écrire », l’élève à un niveau au-dessus des cracks supposés de la « wadésie ». Sur le choix des hommes, il n’y a pas plus exigeant et sélectif que le poète-président. Lui, n’a jamais eu de ministres diplômés de la faculté de la Rue et encore moins des ministres qui s’adonnent à des querelles de femmes de quartier dignes d’un crêpage de « moussor », pardon de chignon à la borne fontaine. Avec les socialistes la classe et la hauteur étaient élevées au rang de sacerdoce. Avec l’alternance, les bévues sont en passe d’être érigées en règle d'Etat.
Vivement, un Nouvel Elan pour stopper l’escalade.
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