| LE TEMPS DU PAIN NOIR POUR WADE ET CIE ? |
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| 05-06-2007 | |
Comme on dit, un malheur n'arrive jamais seul. Le régime de Wade est en train d'être cerné de toutes parts tant sur le plan national avec le comportement des électeurs qui ont finit de faire redescendre Wade de son nuage en boycottant comme jamais des élections législatives que sur le plan international avec des institutions financières internationales qui émettent de sérieuses réserves sur la gestion des affaires publiques par le clan Wade.Danger sur le plan intérieur : Malgré les trucages et contorsions des services du Ministère de l'intérieur qui veulent minimiser la raclée honteuse reçue par Wade et consorts, le taux de participation ne saurait être supérieur à celui des militaires soit 27 %. Ce qui signifie que les 2/3 des sénégalais en âge de voter ont tourné le dos à Wade et à son régime malgré ses appels répetés à faire taire les appels au boycott. Avec cette mémorable raclée infligée par une population silencieuse mais qui peut se révéler redoutable de pragmatisme avec son refus de cautionner une deuxième mascarade électorale, voilà peut être venu le temps du réveil d'un peuple longtemps soumis et passif face à un régime qui a fait la preuve de son incompétence, de sa dangerosité et de son désintérêt pour les conditions de vie des sénégalais. Après cette révolte silencieuse, il n'est peut être pas loin le temps de la révolte active. Danger sur un plan extérieur : La malgouvernance de Wade est vivement critiquée par les bailleurs de fonds internationaux. Le déficit budgétaire sénégalais atteint un niveau abyssal (272 milliards de FCFA soit 8 % de la richesse nationale) à tel point que le FMI et la banque mondiale émettent de sérieuses réserves sur la capacité du gouvernement sénégalais à faire preuve de bonne gestion. Ainsi sont critiquées les deux chevaux de bataille de Wade que sont les augmentations de salaires des fonctionnaires et les investissements publics (les fameux travaux routiers). En effet, on n'augmente pas les salaires n'importe comment et surtout pas pour satisfaire une clientèle politique. Les augmentations de salaires de la fonction publique doivent être accompagnées par une amélioration de la performance de l'économie et de la productivité. Ce qui est loin d'être le cas du Sénégal. Par ailleurs les dépenses d'investissements pour améliorer les infrastructures routières notamment doivent s'accompagner également d'une gestion optimale à même de réduire leurs coûts en faisant appel par exemple à la concurrence véritable et en faisant des études préalables. Rien de tout cela ne se passant au Sénégal, les bailleurs de fonds sont sur le point de serrer les cordons de la bourse et risquent d'entraîner le Sénégal dans une période d'ajustement difficile pour le panier de la ménagère. Enfin une crise économique s'annonce à cause notamment de la mauvaise gestion du secteur énergétique avec les problèmes de la SAR et de la SENELEC. Tout cela à cause d'incompétents et d'assoiffés de privilèges et de pouvoirs qui gèrent le Sénégal comme ils géreraient leurs familles. Après le pain blanc, il est peut-être temps que Wade et compagnie commencent à gouter au pain noir que mange tous les jours l'écrasante majorité des sénégalais. Autres articles récents
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Une pirogue n'est jamais trop grande pour chavirer
