Socialisme République Sénégal

Le Temps de la République

DECLARATION OTD APRES PROCLAMATION DES RESULTATS PAR LE CC

jpg_otd4.jpgDéclaration du candidat Ousmane Tanor Dieng après la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel

Mes Chers

Compatriotes,

Le 25 Février 2007, notre pays, le Sénégal, a organisé la neuvième élection présidentielle au suffrage universel direct de son histoire.

Le silence que j’observe depuis cette date,  a été dicté par l’exigence de laisser, sans y interférer, le processus électoral se dérouler tel que le prévoit le droit constitutionnel et électoral. En effet, la conception que j’ai de l’Etat m’interdit d’ajouter ma voix à une cacophonie postélectorale susceptible de perturber l’harmonie et la respiration du jeu des institutions. Voilà ce qui m’a fait attendre, le moment de la proclamation définitive des résultats par le Conseil Constitutionnel qui clôt le cycle électoral, pour me prononcer sur cet évènement majeur de l’histoire du Sénégal.

A cet égard, il convient de saluer l’adhésion sans équivoque de notre peuple aux idéaux qui fondent la démocratie et aux valeurs qui la portent.

En effet, aussi bien pendant la campagne électorale que le jour du scrutin, la mobilisation des Sénégalaises et des Sénégalais, qui croyaient à un scrutin transparent et sincère, a été exceptionnelle. Il y a lieu, ici et avant tout, de saluer l’atmosphère de paix dans laquelle s’est tenue cette élection, le courage et la dignité des autres candidats, ainsi que la mobilisation de l’ensemble de nos concitoyens, de quelque bord politique qu’ils se situent, qui se sont massivement rendus aux urnes, pour exprimer leur choix.

Il me faut surtout, ici et maintenant, remercier très chaleureusement toutes celles et tous ceux qui, au-delà des frontières du Parti socialiste, dans les villes comme dans le monde rural, à l’intérieur comme à l’extérieur du Sénégal, m’ont fait confiance, en portant leur choix sur ma personne.

J’ai à cœur, en mon nom personnel comme en celui du Parti socialiste, de leur exprimer ma vive gratitude. Cette gratitude va également aux partis et leaders qui ont soutenu ma candidature, je veux nommer Souleymane Ndiaye Brin, Cheikh Sarr et Haïdar El Aly.

Je mesure pleinement, avec gravité et humilité, la responsabilité qui m’incombe encore davantage pour conduire les futurs combats, qu’ensemble nous aurons à mener. 

Car, au-delà de nos légitimes interrogations sur la sincérité du vote, de nos frustrations nées d’un sentiment d’une grande injustice commise à nos dépens, des manœuvres internes de déstabilisation et de fragilisation de notre formation politique, ce rendez-vous électoral a été le révélateur pertinent d’un Parti socialiste solide, efficace, régénéré, plus vivant et plus combatif que jamais. 

Un Parti socialiste engagé dans un processus de modernisation et de reconstruction salutaire.

Un Parti socialiste adossé à la riche mémoire de son passé, mais surtout, ouvert aux forces de l’avenir, celles des femmes et des jeunes en particulier.

Incontestablement, nous sommes dans une dynamique ordonnée de reconquête du pouvoir après avoir retrouvé confiance en nos potentialités.

Pour le Parti socialiste, le 25 Février 2007 est le repère d’un nouvel élan  renforçant dans notre volonté inébranlable de promouvoir une République Nouvelle qui place la vertu au cœur de l’action publique et politique :
 

- une république qui réhabilite les notions de dignité, de justice, d’équité et de solidarité 
 

- une république qui refuse la soumission de la politique à l’argent roi
 

- une république qui tourne le dos à la tentation permanente du césarisme au détriment de l’approfondissement de la démocratie et des libertés 
 

- une république qui enfin, rompt avec un présidentialisme étouffant et tentaculaire et qui fait table rase de ses impunités et de ses privilèges indus

Ma conviction est faite que nous ne devons nourrir aucune illusion sur la durée de vie de toutes ces anti-valeurs qui semblent avoir infesté de larges secteurs de notre tissu social national. 

C’est l’ensemble de ces symptômes, de ces signes cliniques qui, depuis 7 ans, constituent ce que j’appelle le « système Wade ».
Voilà qui justifie et éclaire d’un nouveau jour le sens de mon combat. Ce combat, je ne le mène pas pour moi-même ; je veux en être le digne continuateur, pour l’héritage que j’ai reçu de mes illustres prédécesseurs Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf, et pour le devoir que j’ai de léguer, aux générations futures, un Parti socialiste debout et encore plus offensif.

C’est pourquoi, je me sens encore plus engagé à le poursuivre avec courage, détermination et persévérance.
 

Dans l’histoire politique récente de notre pays, le précédent de l’élection présidentielle de Mars 2000, réputée pour sa transparence et saluée à travers le monde entier, avait fait croire que la démocratie sénégalaise avait accompli un pas irréversible dans la maturation démocratique en général, et la parfaite organisation des élections en particulier.  

En effet, le dénouement démocratique de la compétition présidentielle de 2000, en deux tours de scrutin et dans des conditions de régularité et de transparence reconnues aussi bien par toutes les parties prenantes que par l’opinion publique internationale, avait suscité l’espoir que l’organisation d’une élection dans notre pays, serait désormais totalement exempte de reproche,  a fortiori de suspicion. 

Or, sept ans après, force est de constater que la conduite du processus électoral par l’Etat et le comportement partisan du gouvernement en place ont brisé cet espoir et reposé l’élection comme une équation que la démocratie sénégalaise doit absolument résoudre, si elle ambitionne d’être digne, viable et crédible. 

C’est à la lumière de ces considérations que je voudrais, prenant l’opinion à témoin, prendre position, et faire quelques commentaires sur les résultats de l’élection présidentielle du 25 Février tels que proclamés par le Conseil constitutionnel, avant de tirer quelques enseignements. 

Ces résultats, vous le savez, donnent Abdoulaye WADE vainqueur au premier tour avec 55,90% des suffrages exprimés.  
Je ne saurai malheureusement, comme Abdou DIOUF l’avait fait, féliciter le candidat proclamé vainqueur et cela, pour plusieurs raisons, ayant toutes trait aux conditions déplorables dans lesquelles s’est tenue l’élection du 25 Février. 

En effet, en Mars 2000, le Président sortant avait reconnu sa défaite et appelé  son adversaire du second tour pour le féliciter de sa victoire.

L’histoire du progrès démocratique aurait voulu que cet acte magnifique fût réédité aujourd’hui. 
 

Malheureusement, les circonstances du déroulement du scrutin du 25 Février m’interdisent, en mon âme et conscience, d’adresser des félicitations à celui qui est proclamé élu, dès le premier tour comme cela ne se pratique plus, du reste, dans aucune démocratie majeure.

Ce refus de sacrifier à ce qui aurait dû désormais être une tradition établie dans notre système politique, n’est pas motivé par un manque de fair-play, loin s’en faut, mais simplement par honnêteté intellectuelle vis-à-vis de moi-même et surtout, par respect pour ces sénégalaises et sénégalais nombreux témoins des impairs, bizarreries, dysfonctionnements et autres incongruités qui ont émaillé le déroulement du scrutin. 
 

A dire vrai, la manière dont s’est tenue l’élection présidentielle, ne m’autorise pas à accepter la victoire de mon adversaire, et à plus forte raison la défaite de mon camp.

En effet, en mon âme et conscience, mon camp n’a pas perdu car, si le 25 Février 2007 n’a pas encore livré tous ses secrets, tout laisse cependant indiquer que nous avons assisté à un leurre électoral. Heureusement, les langues commencent à se délier et des indices concordants nous parviennent déjà de la part de nombreux compatriotes.

Pour notre part, nous mettons tout en œuvre pour percer le mystère de ce que nous considérons comme une mascarade. Nous sommes en train de rassembler minutieusement les éléments qui prouveront à loisir que la volonté du corps électoral a été dévoyée ; cette préoccupation doit être aussi celle de tout patriote et de tout démocrate soucieux de l’avenir de la démocratie sénégalaise. 

Vous le savez, les résultats publiés sont tout simplement invraisemblables pour être en contradiction flagrante avec l’état moral du pays profondément affecté par une mal gouvernance sans précédent et totalement à rebours de la volonté proclamée du peuple sénégalais de fermer la parenthèse d’un régime intolérant, destructeur et dangereux. Pour tous, un deuxième tour était inévitable. On devrait d’ailleurs s’étonner de ce malaise immense et lourd qui a traversé le pays, de part en part, à la proclamation des résultats provisoires. Le Président Wade, pourra-t-il s’accommoder d’une légitimité irrémédiablement entachée ? Pour la première fois depuis l’Indépendance, les résultats sortis des urnes ne combinent pas légalité et légitimité. 
C’est en cela que ces résultats sont gênants pour notre démocratie, encombrants pour le vainqueur et surtout honteux pour ceux qui les ont fabriqués.  

Si pour le commun des Sénégalais une grosse énigme entoure encore ce vote paradoxal, pour nous autres, acteurs du champ politique, il s’est manifestement agi d’une stratégie de manipulation à grande échelle, mûrement réfléchie, longtemps programmée et « proprement » exécutée. Les éléments qui en attestent sont fort nombreux. 

Je me contenterai d’en énumérer les plus manifestes : 
  • instrumentalisation de la Constitution et du code électoral à des fins de conservation du pouvoir (suppression du quart bloquant) ;
  • modification unilatérale, à quelques jours des élections, des règles régissant le processus électoral, en violation d’un engagement international du Sénégal (protocole de la CEDEAO) ;
  • violation du principe de l’égalité des citoyens devant la Loi à l’occasion de l’inscription sur les listes électorales ;
  • conduite non consensuelle, contrairement à une tradition qui s’était établie, du processus électoral par le Ministère de l’Intérieur ;
  • fichier électoral trafiqué et donc controversé sur lequel l’opposition a attiré l’attention de l’opinion quant à sa non fiabilité ;
  • rétention volontaire d’une part considérable de cartes d’électeurs, empêchant ainsi à des milliers de sénégalais, à l’intérieur comme à l’étranger, d’exercer leurs droits de citoyenneté en violation de l’article R.39 du Code Electoral;
  • opacité et manque de sécurisation optimale du vote militaire ;
  • lacunes et dysfonctionnements notoires dans l’organisation du vote prolongé dans certains cas jusqu’à une heure non conforme au droit électoral ;
  • corruption d’électeurs, achat de consciences et de loyautés politiques constatable par tous à la veille de l’élection et pire, pendant la campagne électorale (cas de Joal – Bakel – et Kébémer)
  • multiplication et sophistication des modalités de corruption électorale ;
  • suspicion de votes multiples avec des mouvements remarquables de plusieurs personnes à travers différents lieux de vote du territoire national ; 
  • absence d’identification de l’électeur et d’authentification de son vote liée notamment au caractère non indélébile de l’encre constaté au niveau de plusieurs lieux de vote du pays ;
  • annonce précipitée des résultats à travers une conférence de presse par l’équipe au pouvoir alors que des électeurs étaient toujours en train de voter et que les Commissions départementales de Recensement des Votes n’avaient même pas encore commencé à se réunir ; il s’agit à l’évidence d’une initiative malheureuse ayant induit en erreur les Chefs d’Etat et de gouvernement de pays amis du Sénégal qui ont commis la maladresse  diplomatique d’adresser des félicitations à un candidat non encore déclaré élu par l’instance habilité à cet effet, le Conseil Constitutionnel.
  • violation des règles édictant le dépouillement des votes et leur recensement par la Commission Nationale de recensement des votes ;
  • nullité absolue des votes de nombreux Sénégalais de l’Extérieur (Italie – Ghana et Bénin) ;
  • comportements délictueux de Hautes Autorités de l’Etat le jour du vote
Nous avons là assurément un faisceau d’indices et d’indicateurs qui montrent, s’il en était encore besoin, que l’élection présidentielle du 25 février, ne s’est pas tenue dans des conditions qui assurent sa transparence et sa sincérité et que les résultats qui en sont issus n’expriment pas, à l’évidence, la volonté du corps électoral.

Autour de AAR Sénégal, nous avons entrepris un long travail d’investigation. Ce travail sera poursuivi et approfondi.
  Je voudrais surtout, à la lumière des éléments que j’ai indiqués ci avant, dire qu’il urge, pour nous, de prendre conscience des lacunes de notre système électoral et de nous orienter vers des solutions qui, à l’avenir, mettront définitivement notre Démocratie à l’abri de tripatouillages périlleux pour notre pays, sa République et sa stabilité.

Il nous faudra alors, dès maintenant et avant la tenue des élections législatives et locales, renforcer les conquêtes de la citoyenneté et de la démocratie en franchissant, après les étapes de l’ONEL et de la CENA, celle de l’instauration d’un organe totalement indépendant, crédible et neutre vis à vis de l’Etat.

Cet organe aura la charge de la conduite du processus électoral en lieu et place du Ministère de l’Intérieur, dont la partialité a été incontestablement manifeste tout au long de l’élection.

Cet organe pourrait être dénommé Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Il devrait avoir une composition et des attributions discutées après concertation entre tous les acteurs du jeu politique.

Au demeurant, il reste entendu que cet organe, qui héritera des prérogatives du Ministère de l’Intérieur,  devra être totalement autonome et responsabilisé dans le cycle de l’organisation de l’élection, de l’inscription sur les listes électorales, jusqu’à la proclamation provisoire des résultats.

Ses membres devront bien évidemment être au- dessus de tout soupçon au regard des nombreuses controverses ayant suivi la désignation de ceux actuels de la CENA et surtout des  insuffisances de cette structure telles qu’elles ont été révélées par l’élection présidentielle du 25 Février passé.

L’instauration de cette CENI nous paraît indispensable pour la consolidation et l’amélioration tant du système électoral que de la démocratie dans notre pays.

Entre autres priorités, la CENI aura la charge d’édifier un nouveau fichier électoral, fiable et sécurisé.

En effet, tout le monde s’accorde à dire que notre fichier électoral est le lit de la fraude.

Pourtant, il s’agit d’un document national authentique dont la fiabilité ne devrait souffrir l’ombre d’un doute.

Or, notre fichier suscite des interrogations sans réponse et recèle d’innombrables irrégularités.

Les premières interrogations tiennent à la qualité de l’électeur, à l’unicité du vote et au nombre de cartes produites.

Sur la qualité de l’électeur, il conviendrait de savoir qui au Sénégal peut s’inscrire sur nos listes ?

De par la Loi, c’est tout Sénégalais de 18 ans révolus, jouissant de ses droits civiques.

Or, l’on a permis à nombre de personnes de s’inscrire à partir d’un simple extrait de naissance (environ 1.000.000 selon la DAF).

Ce seul acte permet-il de garantir à la fois la nationalité et les droits de celui qui s’inscrit ?
Assurément non !

Ainsi, nombre d’étrangers, simplement parce qu’ils sont nés au Sénégal et donc titulaires de l’extrait de naissance ont pu s’inscrire sans qu’ils y aient droit au sens de la Loi.

En outre, la possibilité offerte de pouvoir s’inscrire avec diverses pièces administratives et à partir de plusieurs endroits, a généré des inscriptions multiples tel que cela avait été dénoncé et révélé à la CENA,  preuves à l’appui.

Tout ceci pose le problème de la nécessaire confrontation du fichier électoral avec celui de l’état civil car, seul ce procédé pourra assurer un fichier sûr et représentatif des nationaux en âge et en capacité de voter.


L’autre interrogation majeure tient au nombre d’inscrits sur les listes électorales.

L’on sait, qu’en violation de la Loi, le Ministère de l’Intérieur n’a pas publié la liste des électeurs inscrits par bureaux de vote. 

Le nombre de cartes confectionnées relève également du mystère.

Combien de cartes ont été réellement confectionnées ? Combien ont effectivement servi au vote du 25 Février ? Comment ont-elles servi ou, s’en est-on servi ?

C’est là une des plus grandes inquiétudes  autour des possibilités de votes multiples car, personne ne s’y trompe maintenant, aucune biométrie n’a fonctionné pour empêcher cette fraude et garantir l’unicité du vote.

La biométrie a-t-elle d’ailleurs réellement existé dans ce fichier ? Il est à présent établi que non.

Alors, à quoi bon avoir investi 24 Milliards de nos francs pour un fichier imparfait, artisanal et archaïque?

C’est pourquoi, au delà de l’exigence d’un audit financier de ce prétendu investissement, l’opposition et l’ensemble des forces vives du pays sont en droit d’exiger les conditions pré requises et à minima pour un scrutin sincère et transparent avant d’aller aux élections législatives et locales.

Il s’agit entre autres, de la mise en place de la CENI et d’un nouveau fichier authentiquement national et crédible.

J’invite les partis politiques, la société civile et les patriotes sincères à engager ce combat qui nous concerne tous.

Je termine en lançant un appel à nos militants, sympathisants et à tous ceux qui avaient fondé un espoir sur ma candidature, à rester vigilants, mobilisés en vue des combats proches et lointains pour la sauvegarde de la démocratie et la promotion du développement économique et social de notre pays.

Le 25 Février 2007 est à marquer dans l’histoire politique et électorale du Sénégal comme un jour sombre pour notre modèle démocratique. Mais, ce jour n’est pas l’horizon indépassable de notre action.

Il n’y a donc pas lieu de se laisser aller ni au désenchantement, ni à la résignation. Le socialisme dont nous nous réclamons est un combat d’avenir, porteur d’un véritable modèle alternatif. 

Il est de la responsabilité historique de toute la gauche sénégalaise, d’égale dignité, dans la diversité de ses sensibilités, et qui tait ses rancoeurs au profit du seul destin de notre pays, de se retrouver devant l’impératif d’une nécessaire unité d’action ouverte sur le choix lucide de fortes alliances que dicte l’acuité des enjeux nationaux. Cette exigence historique d’unité d’action s’impose tout autant à tous ceux qui se réclament de l’opposition patriotique regroupée dans les partis politiques et dans la société civile.

Le Parti socialiste, pour ce qui le concerne, est disponible pour la concrétisation de cet objectif. Il est surtout prêt à assumer sa part dans la mise en oeuvre d’un projet politique de salut public, de sauvetage et de sauvegarde des intérêts supérieurs de notre peuple. 

Je vous remercie. /.

Ousmane Tanor Dieng

Ajouter un Commentaire


Lire ou Relire !

Mody NiangIls ont décidé finalement, hier, aux environs de 23 heures, de me laisser aller passer la nuit chez moi...
Bennoo Siggil Senegal France a investit sans crier gare le vendredi 3 juin l'ambassade du Sénégal à Paris pour protester...
NDLR : nous reproduisons in extenso l'article contribution parue dans le journal Le Quotidien et qui a valu à son...

Articles similaires

TWITTER

Newsletter

Inscrivez vous à nos actualités !
Vous recevrez un mail de confirmation

Réseaux sociaux